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Attentes sociétales, bien-être animal, les réponses des éleveurs haut-viennois

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L’enjeu de demain pour l’élevage est de co-construire des systèmes qui répondent aux attentes des citoyens tout en étant rentables et vivables pour les éleveurs.

 

Les Chambres d’Agriculture de la Haute-Vienne, de la Charente, de la Corrèze, de la Creuse, et de la Dordogne ont organisé, les 28 et 29 mars derniers, deux journées techniques : une à destination des éleveurs laitiers, l’autre pour les éleveurs allaitants du bassin Limousin.

Journée Bovin Lait du 28 mars, « Elevage laitier et attentes sociétales : contraintes ou opportunités ? »

Cette journée a rassemblé 20 éleveurs et une quinzaine de techniciens. Le matin, Anne-Charlotte Dockès de l’Institut de l’Elevage a présenté les différents profils de citoyens selon leur vision de l’élevage. Aujourd’hui, les abolitionnistes de l’élevage représentent 2 % de  la population, c’est donc auprès des 98 % autres que les actions de communication doivent se tourner pour mettre en avant les bonnes pratiques d’élevage. En effet, il existe aujourd’hui de nouveaux modèles alimentaires qui s’appuient sur des attentes éthiques : le respect du bien–être animal est une attente forte du citoyen. L’enjeu pour les éleveurs est donc : la communication pour faire connaître leurs pratiques  respectueuses de l’environnement et du bien-être animal, et mettre en avant des démarches de segmentation pour certains : pâturage, non OGM, … 

C’est dans ce contexte que l’après-midi a été destinée à la visite de l’exploitation de Clément et Jean-Paul Chabbert  à Bussière-Galant, exploitation de 70 vaches laitières sur près de 100 ha avec un niveau de productivité par vache de 9 200 kg/vache. Ces éleveurs ont choisi de miser sur l’autonomie alimentaire à travers l’optimisation de la qualité des fourrages et la mise en place du pâturage. Par ailleurs, les éleveurs utilisent un aliment non OGM, ils pratiquent l’homéopathie sur leurs vaches et n’utilisent donc aucun traitement antibiotique en lactation. Il faut souligner également que leurs objectifs premiers restent : une bonne organisation du travail et la rentabilité de l’exploitation.

Journée Bovin Viande du 29 mars, « Evolutions sociétales et climatiques : quelles réponses des systèmes bovins viande ? »

Cette journée a rassemblé environ 25 éleveurs et techniciens. Le matin, C. Brajot de la Chambre d’Agriculture de la Haute-Vienne a présenté les projections sur le changement climatique qui vont mener à des conduites plus précoces du système fourrager. Xavier Nicolle d’Interbev Nouvelle-Aquitaine est ensuite intervenu pour présenter les attentes sociétales liées à l’élevage et les postures à avoir. Ainsi il a été mis en avant que 57 % des citoyens déclarent mal connaître la manière dont les animaux d’élevage sont élevés, il est donc important de mettre en avant les bonnes pratiques d’élevage.

L’après-midi a ensuite été consacrée à la visite de l’exploitation de Stéphane Renou à St Martin Le Vieux, exploitation de 2 UTH dont un salarié de 140 vaches allaitantes en système naisseur-engraisseur de taurillons et femelles sur 166 ha. Les vêlages sont groupés sur septembre et depuis avril 2017, l’exploitation est labellisée Beter Leven, démarche commerciale du GLBV liée au respect du bien-être animal. Par ailleurs, les équipements de l’exploitation sont réfléchis pour permettre une organisation du travail optimisée et de bonnes performances animales. Les alternatives à la paille ont également été abordées : d’une part sous l’angle conception du bâtiment puisque le bâtiment d’engraissement a été conçu de manière à limiter la consommation de paille grâce à une pente de 8 % de l’aire paillée. D’autre part, il a été abordé d’autres paillages possibles : miscanthus, dolomie, plaquettes de bois avec leurs atouts et leurs limites selon les systèmes.

Au travers des visites des exploitations supports et par petits groupes sur différents ateliers, les éleveurs ont pu avoir de nombreux échanges et ont pu prendre conscience de l’intérêt de communiquer sur leurs pratiques. En effet,  l’enjeu de demain pour l’élevage est de co-construire des systèmes qui répondent aux attentes des citoyens tout en étant rentables et vivables pour les éleveurs.


 

 

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