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Zones d'Actions renforcées (ZAR)

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Proposition de protocole de prélèvement d'échantillon de terre pour la réalisation d'analyses de reliquat azoté post-récolte

L’article 3 de l’arrêté du 12 juillet 2018 établissant le programme d'actions régional en vue de la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d'origine agricole pour la région Nouvelle-Aquitaine prévoit la réalisation d’analyses du reliquat azoté post-récolte dans les zones d’actions renforcées (ZAR) :
« Chaque année, un panel d’exploitants ayant une ou plusieurs parcelles situées dans les ZAR identifiées en annexe 8 est sélectionné de façon aléatoire par la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF). La DRAAF prévient les exploitants sélectionnés par courrier. Tout exploitant sélectionné a l’obligation de réaliser une analyse de reliquat post-récolte sur chacune des trois cultures suivantes présentes en ZAR : blé, colza et maïs.
Les résultats d’analyses doivent être envoyées à la DRAAF accompagnés de la fiche de transmission dûment complétée, avant le 31 décembre. La DRAAF exploite les résultats afin de constituer un référentiel régional et d’assurer un suivi des reliquats.
Ces analyses doivent être réalisées par un laboratoire agréé par le ministère en charge de l’agriculture ou accrédité COFRAC.  
Pour assurer la fiabilité des résultats d’analyse, le prélèvement de terre doit être réalisé dans les quinze jours qui suivent la récolte ».
Le présent document présente un mode opératoire pour le prélèvement des échantillons de terre pour l’analyse du reliquat azoté post-récolte (sources : Arvalis, NACA, laboratoire CESAR, INRA et Chambre d’agriculture de Bretagne). Il s’adresse aux agriculteurs, conseillers agricoles ou toute autre personne qui effectue ces prélèvements.
Ces recommandations permettent d’obtenir un échantillon de qualité et des analyses les plus précises et fiables possibles ; elles n’ont pas de portée réglementaire.

Quels exploitants sont concernés ?

Le panel d’exploitants devant réaliser les analyses de reliquat azoté post-récolte est sélectionné de façon aléatoire par la DRAAF chaque année. La DRAAF adresse un courrier aux exploitants concernés, avant le 31 mai. Le taux de sélection est de 20 % du nombre total d’exploitants de la région ayant au moins une parcelle de blé, colza ou maïs située en ZAR.

Pourquoi une analyse de reliquat post-récolte ?

L’analyse du reliquat azoté post-récolte est un moyen efficace de vérifier a posteriori que le plan de fumure, qui a été adopté tout au long de la campagne culturale, était pertinent d'un point de vue agronomique, environnemental et économique. L'azote en excès à ce moment-là ne sera plus utilisé par la culture, il sera inutile. C'est une perte de marge brute et une source potentielle de pollution des eaux

Cette analyse est aussi utile pour adapter au mieux le type de couvert à implanter dans l’interculture en fonction du risque de pollution par les nitrates encouru, mais aussi en fonction de l'objectif agronomique recherché en prévision de la campagne culturale suivante.
Enfin cette information est utile à l’exploitant pour adapter le plan de fumure de la campagne culturale suivante en cas de reliquat élevé.

Quand prélever l’échantillon ?

Dans le cas du blé et du colza, l’échantillon est prélevé entre la veille et 2 semaines après la récolte de la parcelle, de préférence avant tout travail du sol.
En effet la minéralisation de l’azote dans le sol peut débuter très rapidement après la récolte, surtout en été. Il faut être réactif pour obtenir un résultat fiable.
Dans le cas du maïs, l’échantillon est prélevé dans la culture en place, la première quinzaine de septembre.  
En effet la fin de l’absorption se situe 40 jours après floraison. le prélèvement doit être réalisé dès ce stade pour éviter que la minéralisation ne fausse le résultat.

Matériel :

  • 1 tarière ou une bêche ;
  • 3 seaux propres (et n’ayant pas contenu d’engrais ou de concentré azoté) ;
  • 1 couteau ;
  • 3 sacs plastiques propres ;
  • 1 marqueur indélébile ;
  • 1 glacière avec pains de glace ;
  • la fiche de transmission proposée.

Où prélever dans la parcelle ?

Choisir une zone homogène la plus représentative possible de la parcelle. Éviter de s’approcher des haies ou fossés, de la bordure de la parcelle, des anciens emplacements de tas de fumier, de zones inondées l'hiver, d’anciens chemins, ou toute autre particularité de nature à modifier la nature du sol. 

Par exemple, sur le schéma ci-dessous, le lieu de prélèvement choisi est la zone « S » :

Le lieu choisi pour l’échantillonnage peut être identifié sur une carte pour la traçabilité de l'analyse.

Comment effectuer le prélèvement ?

Réaliser 12 sondages, tous les 5 m le long d’une diagonale par rapport aux lignes de semis de sorte à bien prendre en compte la variabilité des pratiques de fertilisation, notamment l’épandage d’effluents d’élevage.

Source : Chambres d’agriculture de Bretagne / INRA (2009)
Les prélèvements sont faits par strate de 30 cm jusqu’à la profondeur d’enracinement de la culture. Si le sol est très sec, un prélèvement dans les deux premiers horizons est suffisant (voire dans l’horizon de surface seulement si le sol est extrêmement sec).
Pour éviter les contaminations d’un prélèvement à l’autre ou d’un horizon à l’autre, les précautions suivantes sont préconisées :

  • Sur chaque carotte prélevée, gratter au couteau la terre sur l’extérieur et éliminer les quelques centimètres de terre de la partie supérieure ;
  • Nettoyer le trou du sondage avant de prélever l’horizon suivant : la tarière doit y descendre aisément.
  • Nettoyer la tarière entre chaque prélèvement.

Constitution des échantillons

Chaque laboratoire peut avoir ses propres modalités d’échantillonnage. À défaut, le protocole suivant est proposé.
Rassembler les 12 carottes d’un même horizon dans un seau propre dédié et bien mélanger. Casser les mottes et enlever les cailloux de plus de 5 cm.  
Ainsi le premier seau contient les prélèvements effectués dans l'horizon 0-30 cm, le deuxième les prélèvements effectués dans l'horizon 30-60 cm etc.
Verser une portion de 500 à 800 g de chaque seau dans un sac plastique séparé. Il convient d'identifier chaque sac au marqueur indélébile en indiquant :

  • l’horizon prélevé ;
  • l’identification de la parcelle ;
  • la culture récoltée ;
  • toute autre information demandée par le laboratoire ou jugée utile par l’exploitant.

Conservation des échantillons

Les échantillons sont aussitôt déposés dans une glacière avec pains de glace. Il est en effet très important pour les analyses de reliquat d'azote post-récolte de maintenir les échantillons au frais pour y bloquer la minéralisation de l'azote et ne pas fausser à la hausse le résultat de l'analyse.
Envoyer au laboratoire les échantillons dans leur glacière, de préférence le jour même. L’idéal est de prévoir un prélèvement en début de semaine pour s’assurer que le laboratoire pourra l’analyser dans la semaine.  
Les échantillons peuvent être conservés au réfrigérateur à 4°C pendant 48h au maximum. Sinon ils peuvent être conservés au congélateur à -18°C pendant 15 jours au maximum ; dans ce cas, l’échantillon doit parvenir congelé au laboratoire.

Envoi des résultats :

Une fois les résultats obtenus, les adresser à la DRAAF, accompagnés de la fiche de transmission annexée au présent protocole, dûment renseignée :
DRAAF Nouvelle-Aquitaine
Service de l'économie agricole et agroalimentaire 15 rue Arthur Ranc
CS 40537
86020 POITIERS CEDEX

Dans tous les cas, les résultats doivent parvenir à la DRAAF avant le 31 décembre.

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