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Camélidés

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L'association Française Lamas et Alpagas vous informe

La popularité croissante des petits camélidés incite un grand nombre de fermes pédagogiques à adopter lamas et alpagas. Aussi l’AFLA, Association Française des Lamas et Alpagas souhaite vous informer sur les règles éthiques indispensables au bien-être des petits camélidés.

Veillez à ces premiers principes :

Pas de lama ou alpaga seul de son espèce

Lamas et alpagas sont des animaux très grégaires, ils ne peuvent vivre heureux qu’avec au minimum un congénère (un groupe de 3 étant même préférable).

Pourquoi ?

Un petit camélidé est programmé pour la vie en groupe : seul, il subit un stress chronique qui peut dégénérer en soucis de santé parfois très graves (jusqu’au décès). 
Dans le cas d’un jeune qui vit seul au contact de l’homme, le risque d’imprégnation est élevé : le cria  ( bébé lama ou alpaga) cajolé de manière excessive et trop proche de l’humain n’apprend pas les limites à respecter. Parvenu à l’âge adulte, il sera ingérable, dangereux, et hélas condamné à l’euthanasie (c’est le syndrome du mâle furieux, qui peut aussi se produire, atténué, avec les femelles).

Pas de mixité mâle/femelle dans le même parc

La cohabitation mâles/femelles sur un espace réduit (et à plus forte raison la vie en couple mâle/femelle) ne correspond pas au schéma social des petits camélidés, et peut avoir de graves conséquences sur leur moral et leur santé.

Pourquoi ? 

  • Le mâle risque de harceler la femelle en permanence, car il  n’y a pas de période de chaleur restreignant les périodes d’intérêt du mâle pour la femelle. Et celle-ci ne peut se reposer tranquillement car la position couchée est une invitation à la saillie. 
  • Si la femelle n’a pas un caractère assez fort, comme elle ne peut fuir au-delà des limites du parc et n’a pas la protection du groupe, elle vit dans le stress, et subit des saillies répétées, même gestante : cela peut entrainer un avortement, des blessures internes sérieuses liées aux particularités physiologiques de cette espèce mais aussi un affaiblissement général, voire le décès de la femelle.
  • Si une gestation parvient à son terme, il est fréquent que le mâle tente de saillir au cours de la mise-bas, entraînant la mort du cria.
  • Si un cria voit le jour, sa survie est menacée si le mâle reste dans le même parc : il arrive qu’un mâle étouffe un cria femelle en tentant de la saillir, ou tue un cria mâle en le considérant comme un rival.
  • Bien souvent les couples vendus sont constitués de très jeunes animaux. Les premiers mois tout paraît idéal, mais certains crias mâles peuvent avoir une grande précocité et saillir une femelle immature
  • Sans oublier le risque de comportement agressif, envers l’humain, du mâle qui protège sa femelle.

D’autre part, la législation française exige un enregistrement de tous les petits camélidés dans un registre Sirecam afin de connaître la population de ces animaux et surveiller leur état sanitaire. 

Contact AFLA :
Charlène Périolat – Présidente - presidenceafla@gmail.com

 

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